Dans la région des Savanes au Togo, des centaines de jeunes diplômés quittent leurs villages pour travailler dans les mines d’or au Mali et au Burkina Faso. Un phénomène massif, dicté par la pauvreté et l’espoir d’un avenir meilleur.
Une jeunesse en quête d’avenir
La région des Savanes, située au nord du Togo et frontalière du Burkina Faso, est considérée comme l’une des plus pauvres du pays. Face au manque d’opportunités locales, de nombreux jeunes quittent leurs villages pour rejoindre les sites d’orpaillage au Mali et au Burkina Faso, attirés par l’espoir d’un revenu rapide et d’une vie meilleure.
Témoignage de Raoul, un jeune Togolais dans les mines
Raoul, diplômé mais sans emploi, a choisi de partir travailler dans une mine d’or au Mali. Pour lui, ce départ n’était pas un choix de confort, mais une obligation dictée par la pauvreté et le besoin de financer ses projets personnels.
« Nous sommes diplômés, mais faute de travail, nous sommes obligés d’aller dans les zones minières pour subvenir à nos besoins », explique-t-il.
L’or comme espoir de financement
Selon Raoul, l’objectif principal des jeunes qui s’exilent vers les mines est de réunir un capital pour lancer leurs projets et gagner en indépendance. Certains, à leur retour, investissent dans des maisons, des voitures ou des motos, affichant une réussite matérielle qui influence d’autres jeunes à suivre le même chemin. Mais pour lui, l’essentiel reste de créer une activité durable qui rapporte au quotidien.
Des conditions de travail difficiles
La réalité des mines est loin d’être idyllique. Les jeunes travaillent dans des conditions extrêmes : chaleur, pluie, boue, risques physiques et mécaniques. Raoul souligne la dureté de ces tâches, souvent encadrées par des exploitants étrangers, notamment chinois.
« Les conditions de travail n’ont jamais été faciles, mais on tient le coup », confie-t-il.
Un phénomène massif et sous-estimé
Le départ vers les mines concerne un nombre bien plus élevé que ce que l’on imagine. Dans la seule région des Savanes, au moins 200 jeunes auraient déjà migré vers les sites aurifères. Mais ce chiffre est largement en dessous de la réalité : chaque chantier peut compter une douzaine de jeunes, et certaines localités regroupent jusqu’à 50 mines. Le phénomène prend donc une ampleur considérable, révélant une migration économique silencieuse mais massive.
FAQ
1- Pourquoi les jeunes Togolais partent-ils vers les mines d’or ?
Principalement à cause de la pauvreté et du manque d’emploi, afin de financer leurs projets.
3- Combien de jeunes sont concernés ?
On estime à plus de 200 jeunes dans la région des Savanes, mais le chiffre réel est bien supérieur.
3- Quelles sont les conditions de travail dans les mines ?
Elles sont extrêmement difficiles : chaleur, pluie, boue, risques physiques et absence de sécurité.
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Sources principales
- DW – Deutsche Welle (édition Afrique)
Article intitulé « La pauvreté m’a poussé vers les sites d’orpaillage au Mali », signé par le correspondant Noël Tadegnon au Togo. Ce reportage présente le témoignage de Raoul, un jeune Togolais diplômé mais sans emploi, qui explique les raisons de son départ vers les mines d’or au Mali
- DW – La ruée vers l’or des jeunes du nord du Togo
Un autre reportage met en lumière le phénomène massif de migration des jeunes de la région des Savanes vers les sites aurifères du Mali et du Burkina Faso, en raison de la pauvreté et du chômage .
- Mali Actu
Article intitulé « Comment la précarité m’a conduit aux tréfonds des sites d’orpaillage au Mali », qui reprend le contexte socio-économique de la région des Savanes et illustre le phénomène à travers le cas de Raoul
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