Le Ministère de l'Éducation du Togo ferme et fusionne des écoles publiques pour la rentrée 2026-2027. Découvrez les établissements concernés région par région.
À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, le Ministère de l'Éducation Nationale du Togo vient de signer une série d'arrêtés aux conséquences majeures pour le paysage éducatif togolais. Signés le 18 juin 2026 par le ministre Mama OMOROU, les arrêtés n°179, 180 et 181 portent respectivement sur la fermeture d'un jardin d'enfants public, la fermeture de lycées et la fusion de plusieurs établissements publics du préscolaire et du primaire à travers plusieurs régions du pays.
Arrêté 179 : Fermeture du JEP KATCHALIKADI dans la région Centrale
Le premier arrêté, portant le numéro 179/2026/MEN/CAB/SG/DPSSE, concerne la fermeture définitive du Jardin d'Enfants Public (JEP) KATCHALIKADI, situé dans le canton de FAZAO, préfecture de SOTOUBOUA. Cet établissement préscolaire cessera toute activité à compter de la prochaine rentrée scolaire 2026-2027. Cette décision, motivée par des nécessités de service, engage directement le Directeur des enseignements préscolaire et primaire ainsi que le Directeur de la planification, des statistiques et du suivi-évaluation, chacun dans son domaine de compétence. La mesure sera officiellement publiée au Journal Officiel de la République Togolaise.
Arrêté 180 : Deux lycées de la région Maritime fermés
L'arrêté n°180 frappe quant à lui le secondaire dans la région Maritime. Le second cycle de deux lycées d'enseignement général à cycle complet est définitivement fermé à compter de la rentrée 2026-2027. Il s'agit du Lycée ZOWLA, situé dans le canton de GLIDJI, préfecture des LACS, et du Lycée ESSE-ANA, implanté dans le canton ESSE-GODJIN, préfecture de YOTO. Ces deux établissements ne pourront plus accueillir d'élèves en second cycle dès septembre 2026. Le Directeur de l'enseignement secondaire général et le Directeur de la planification sont désignés pour veiller à l'application stricte de cette mesure.
Arrêté 181 : Vague de fusions dans le préscolaire et le primaire
C'est l'arrêté 181 qui produit l'impact le plus large sur le terrain. Il ordonne la fusion d'établissements scolaires publics du préscolaire et du primaire dans plusieurs Directions Régionales de l'Éducation (DRE) du pays. La logique est simple : des établissements portant les suffixes G/A et G/B, voire G/C, sont regroupés sous une seule et même entité rebaptisée avec la mention G/A.
Dans la région Maritime, huit regroupements sont opérés dans les préfectures de BAS MONO, YOTO et ZIO. Parmi les établissements concernés figurent l'EPP ALOUENOU GBAGUIDITO, l'EPP AGODOME, l'EPP N'DEWONE KONDJI, l'EPP KODEHOE, l'EPP GBOTO KLOHOME, l'EPP HAVE et l'EPP GATI SOUN. Ces fusions touchent des cantons comme AFAGNA, TOMETY KONDJI, ESSE GODJIN, SEDOME, GBOTO et GBATOPE.
Dans la DRE PLATEAUX EST, les fusions concernent également plusieurs établissements dont les détails figurent dans les annexes de l'arrêté, tandis que la DRE PLATEAUX OUEST regroupe six établissements dans les préfectures de KLOTO et KPELE. Les cantons AGOME KPALIME, KPADAPE, AGOME KPALIME, KUMA et KPELE NORD voient ainsi leurs établissements G/A et G/B fusionner en une seule structure administrative.
La DRE KARA n'est pas en reste avec dix regroupements dans les préfectures de KOZAH et BASSAR. Les établissements EPP TOMDE, EPP CHAMINADE, EPP BANGELI CENTRALE, EPP BANIDA, EPP KOUNDOUN et l'école NANGBANI sont tous concernés par ces mesures de restructuration dans les cantons de LAMA, BANGELI, BASSAR et SANDA KAGBANDA.


Quelles implications pour les élèves et les familles ?
Ces décisions soulèvent des questions légitimes pour les parents d'élèves et les communautés locales. La fermeture d'établissements signifie que certains enfants devront être relocalisés dans d'autres structures, parfois plus éloignées. La fusion, quant à elle, vise en théorie à optimiser les ressources humaines et matérielles, éviter les doublets administratifs et améliorer la qualité de l'enseignement dans les zones à faibles effectifs.
Toutefois, l'accès géographique reste un enjeu central dans les zones rurales togolaises. La rationalisation du réseau scolaire, si elle est mal accompagnée, pourrait freiner la scolarisation des enfants les plus vulnérables, notamment les jeunes filles et les enfants des ménages défavorisés.
Une réforme structurelle à suivre de près
Ces arrêtés s'inscrivent dans une dynamique de restructuration du système éducatif togolais, engagée dans le cadre de politiques de rationalisation budgétaire et de planification territoriale. Le Ministère de l'Éducation Nationale, sous la conduite du ministre Mama OMOROU, engage ainsi une réforme silencieuse mais décisive qui redessine la carte scolaire du pays à quelques semaines de la rentrée.
Les acteurs éducatifs, associations de parents d'élèves et partenaires techniques et financiers du secteur éducatif togolais auront tout intérêt à suivre de près la mise en œuvre de ces décisions pour s'assurer que chaque enfant concerné retrouve une place dans un établissement fonctionnel dès le premier jour de classe.
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