Au Togo, les meuniers dénoncent des salaires dérisoires et des conditions de travail précaires. Le MMLK alerte sur l’urgence d’appliquer la législation et évoque une possible grève.
Des rémunérations très en dessous du SMIG
Début mars, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a révélé une situation préoccupante concernant les meuniers au Togo. Selon plusieurs témoignages recueillis, ces travailleurs essentiels percevraient des salaires mensuels oscillant entre 5 000 et 15 000 FCFA, soit bien en deçà du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) fixé depuis 2023 à 52 500 FCFA.
Cette réalité met en lumière un écart flagrant entre la législation en vigueur et les pratiques observées sur le terrain.
Des journées interminables sans protection sociale
Au-delà des faibles rémunérations, les conditions de travail décrites sont particulièrement difficiles.
- 12 à 15 heures de travail par jour, du lundi au samedi.
- Absence de contrat formel et de congés payés.
- Non-déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale, privant les travailleurs de toute couverture sociale.
Ces éléments traduisent une précarité extrême pour des employés pourtant indispensables au quotidien des communautés.
Vers une mobilisation des meuniers ?
Face à cette situation, le MMLK appelle les autorités publiques et les employeurs à faire respecter la législation du travail. L’organisation n’exclut pas d’accompagner les meuniers dans un mouvement de protestation, pouvant aller jusqu’à une grève de plusieurs jours, si aucune amélioration n’est constatée.
Pour le mouvement, il est urgent d’agir afin de garantir des conditions de travail dignes à ces travailleurs souvent invisibles mais essentiels.
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